Troubles de l'odorat et dépression

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Ni mal-être existentiel ni coup de déprime passager, la vraie dépression (ou "épisode dépressif majeur") n'est pas un simple vague-à-l'âme de quelques jours. Elle se traduit par un ensemble précis de symptômes se manifestant sur une durée minimale de deux semaines.

La dépression pathologique peut prendre plusieurs formes et toucher chacun d’entre nous. Il semblerait que l'apparition de troubles de l'odorat pourrait être un marqueur de la maladie, voire signaler un risque de rechute. Qu'en est-il exactement ? On fait le point.

Dépression : quels sont ses symptômes ?

La dépression est l’une des maladies psychiques les plus répandues. Elle se caractérise par de multiples symptômes, parmi lesquels :

  • une tristesse intense assortie d'un désintérêt général et de pensées négatives et/ou morbides ;
  • une baisse de l’humeur à un degré nettement anormal ;
  • un ralentissement psychomoteur (difficultés de concentration, baisse de la vigilance, trous de mémoire, difficultés à suivre ou à participer à une conversation...) ;
  • une fatigue inhabituelle et excessive et souvent des troubles du sommeil (insomnie et/ou hypersomnie) ;
  • une modification de l’appétit avec une variation importante de poids (5 % de la masse corporelle) ;
  • une dévalorisation de soi et une culpabilisation vis-à-vis de l’entourage ;
  • le doute systématique et exagéré sur la valeur de ses actes ou de ses idées et l’indécision face aux choix les plus simples.

Troubles de l'odorat : quel lien avec la dépression ?

Les troubles de l'odorat pourraient être un nouveau marqueur associé à la dépression. En effet, dans une étude pilote menée par une équipe de chercheurs de l'Inserm de Tours, il est apparu que, par rapport aux témoins en bonne santé, les patients dépressifs :

  • distinguent moins bien les différents niveaux d’intensité des odeurs ;
  • identifient moins bien celles qui sont présentes en mélange ;
  • sont peu sensibles aux odeurs sensées être agréables (comme la vanille ou la cannelle).

Comme ces perturbations persistent après la guérison, les chercheurs se demandent s’ils ne seraient pas un nouveau marqueur du risque de rechute.

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