Dépression et dépendance à l'alcool

Sommaire

 

La dépression peut s'accompagner de conséquences graves :

Alcool et dépression : de faux amis

Les comportements addictifs, qu'il s'agisse d'alcool ou de drogues, semblent à première vue procurer un réconfort, mais peuvent entraîner une dépression ou aggraver une dépression déjà présente.

Les molécules d'alcool, très petites, circulent aisément dans le cerveau et se fixent sur de nombreux récepteurs. L'alcool agit :

  • sur différents systèmes neurobiologiques qui régulent les émotions comme la tristesse ou l'anxiété,
  • mais également sur la mémoire et la concentration.

À long terme, l'abus d'alcool déborde la capacité de résistance du cerveau et les troubles dépressifs prennent peu à peu le dessus :

  • pertes de mémoire,
  • difficultés d'apprentissage,
  • tristesse, etc.

Des liens complexes entre alcool et dépression

La relation entre alcoolisme et dépression est complexe :

  • une consommation abusive d'alcool peut déclencher une dépression,
  • une dépression peut s'accompagner d'abus d'alcool parce qu'il semble apporter un soulagement : il peut faire office d'anxiolytique et de désinhibiteur.

À long terme, l'abus d'alcool :

  • entame fortement les facultés intellectuelles (concentration, mémoire),
  • aggrave et peut rendre chronique la dépression, qu'il rend résistante aux traitements,
  • entraîne des atteintes organiques : l'œil, le foie, les nerfs, l'estomac, peuvent être touchés.

Un sevrage progressif et total peut être nécessaire pour récupérer ses facultés intellectuelles, et entamer une guérison de la dépression.

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Alcool et dépression : dépister la dépendance à l'alcool

Quelques questions pour aider à dépister une dépendance éventuelle à l'alcool :

  • Votre consommation d'alcool est-elle quotidienne ?
  • Votre consommation d'alcool journalière est-elle d'au moins 3 verres par jour ?
  • Avez-vous besoin de vous fixer des règles pour contrôler votre consommation d'alcool ?
  • Ces derniers temps, votre consommation d'alcool a-t-elle augmenté ?

Une réponse positive a au moins trois de ces questions, entraîne l'hypothèse d'un début de dépendance qui doit être abordée avec un médecin.

Cannabis et dépression : aussi intimement liés

Dans le cas d'une consommation précoce (avant 15 ans) et importante de cannabis, le risque de dépression est multiplié par 3.

La consommation massive et régulière de cannabis, entraîne, quel que soit l'âge du consommateur :

  • un syndrome amotivationnel,
  • une inhibition de l'action qui se caractérise par une indifférence émotionnelle,
  • une perte d'énergie et de motivation,
  • un repli sur soi allant jusqu'à l'incapacité d'agir dans la vie quotidienne.

L'usage du cannabis entraîne également :

  • désertions scolaire et professionnelle progressives,
  • ces comportements peuvent régresser après un sevrage de quelques semaines.
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