Sommaire

La maladie de la dépression touche de nombreuses personnes dans le monde, sans distinction d'âge ou de sexe.

Certaines causes ont été identifiées, mais on en connaît surtout les conséquences.

Causes dépression : plusieurs facteurs à la fois

Au-delà du débat entre inné et acquis, origine génétique ou environnementale de la dépression, on s'oriente aujourd'hui vers un mélange de ces différents facteurs.

Dépression : les causes extérieures

Voici les facteurs extérieurs qui peuvent favoriser la dépression :

  • le stress : facteur devant lequel les personnes ne sont pas égales ;
  • des événements douloureux (deuil, perte de l'être aimé, stress au travail, surmenage, retraite, autre maladie) : peuvent conduire à une forme de dépression dite exogène ou encore réactionnelle ;
  • le fait d'être chômeur ou une personne au foyer (sachant que les cadres sont généralement moins touchés) ;
  • le fait de fumer, sachant que même les cigarettes électroniques augmentent le risque de faire une dépression ou de souffrir de troubles de l'anxiété.

Causes de la dépression : les causes internes

La dépression clinique (ou endogène) peut surgir d'un jour à l'autre, voire en quelques heures :

  • elle n'est pas liée à un événement particulier,
  • on parle aussi de dépression chronique avec des épisodes de rémissions qui entrecoupent les épisodes de dépression majeure, qui vient s'installer sur un « terrain » dépressif, lorsque les parents présentent des syndromes dépressifs.

On peut envisager la dépression d'un point de vue neurobiologique :

  • comme un dysfonctionnement de la communication entre les neurones dans le cerveau,
  • aujourd'hui, on ne sait toujours pas si ce dysfonctionnement est lié au mal-être de l'individu ou si c'est lui qui entraîne ce mal-être.

La dépression a-t-elle une cause génétique ?

Il semblerait que certains gènes, comme celui de la pompe à sérotonine, soient impliqués dans les troubles des personnes dépressives. Si le neurone pompe activement la sérotonine alors que cette molécule est quasi absente de la synapse des déprimés, les troubles cognitifs (intellectuels) et émotionnels s'aggravent.

Une étude menée sur des individus de 3 à 30 ans montre que les événements douloureux :

  • ont provoqué des dépressions chez plus de 40 % des porteurs de gènes dits « faibles transporteurs » de sérotonine ;
  • à l'inverse, les « gros transporteurs » de sérotonine sont plus résistants.

Les enfants de parents déprimés ont trois fois plus de risques de souffrir du même problème, surtout entre 15 et 25 ans. Plus tard, à l'âge adulte (vers 40 ans), des récidives sont également à craindre et ces personnes présentent plus de difficultés d'ordre psychopathologique et consomment plus de médicaments pour des troubles émotionnels.

Lire l'article Ooreka