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La maladie de la dépression touche la population sans distinction d'âge ou de sexe :

Dépression chez la femme : 2 fois plus que chez l'homme

Environ 1 femme sur 8 peut connaître un épisode dépressif au cours de sa vie, soit deux fois plus que les hommes (en Hongrie, en Pologne, au Portugal, en République tchèque, plus de 25 % des femmes déclarent présenter des symptômes de dépression).

Pour des raisons physiologiques, les femmes n'ont pas la même réponse au stress que les hommes. La progestérone (hormone sécrétée par les ovaires) empêche de réduire les hormones du stress.

Il faut aussi s'orienter vers des causes sociales : le regard très sexué que porte la société sur les femmes a un lourd impact sur l'estime que les femmes ont d'elles-mêmes.

Enfin, des facteurs médicamenteux et alimentaires peuvent également être mis en cause.

Plusieurs causes de la dépression de la femme

La gestion de la dépression commence dès l'adolescence.

L'image que les femmes se font d'elles-mêmes au cours de la puberté est liée à l'estime de soi : une faible estime de soi durant cette période est un facteur de risque de dépression.

Les causes de la dépression chez la femme sont multiples :

  • causes biologiques,
  • facteurs de risque dépressif.

Dépression femme : les hormones en cause

Les causes biologiques sont importantes dans l'apparition de la dépression chez la femme :

DÉPRESSION DE LA FEMME ET CAUSES HORMONALES
CAUSES EXPLICATIONS
Syndrome prémenstruel
  • Le syndrome prémenstruel dont les symptômes sont l'irritabilité, la fatigue, une forte réactivité émotionnelle, est dû à la fluctuation des taux hormonaux tout au long du cycle menstruel.
  • Cette fluctuation peut expliquer les symptômes dépressifs chez la femme au moment des règles.
Grossesse La grossesse et les bouleversements hormonaux qu'elle entraîne peuvent être à l'origine d'une dépression.
Dépression postpartum La dépression post-partum est un trouble dépressif survenant au cours de la grossesse ou après la naissance et durant au moins 2 semaines de suite. Elle affecte plus d’une femme sur sept et constitue une des pathologies les plus souvent observées durant cette période.
Baby-Blues Cette réaction qui ne subsiste que quelques jours et qui se traduit par des troubles transitoires de l’humeur peut parfois prendre la forme d'une dépression sévère chez certaines femmes.
Dépression et ménopause La période précédant la ménopause, au cours de laquelle les hormones subissent des changements de taux importants, est un moment où les épisodes dépressifs peuvent se déclencher ou faire l'objet de récidive.

Facteurs de risque sociaux et culturels de la dépression chez la femme

La multiplication des rôles et des responsabilités au quotidien (mère, épouse, travail) et leur stress inhérent, peut entraîner des dépressions, notamment chez les femmes recevant peu d'aide au quotidien :

  • les mères célibataires souffrent 3 fois plus d'épisodes dépressifs que les femmes mariées,
  • les femmes célibataires souffrent moins de dépression que les femmes divorcées,
  • les femmes qui exercent des professions intermédiaires et les employées,
  • la pauvreté des mères célibataires est un facteur de risque dépressif.
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Par ailleurs, selon une étude américaine, la cigarette électronique, au même titre que le tabac, augmenterait les risques de faire une dépression (or, les femmes fument de plus en plus ou se tournent de plus en plus vers les e-cigarettes pour arrêter de fumer).

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Facteurs médicamenteux

De nombreux médicaments ont pour effets secondaires une dépression même si celle-ci a tendance à s'estomper à l'arrêt du traitement, lorsque celui-ci est envisageable.

Toutefois certains traitements augmentent également considérablement le risque de faire une dépression. C'est par exemple le cas des antimuscariniques, des médicaments utilisés par les femmes traitées pour un problème de vessie hyperactive (40 % des femmes dans le monde souffrent d'incontinence). Chez ces patientes, la hausse du risque de trouble dépressif s’est avérée être de 83 % chez les 18–39 ans, de 36 % chez les 40–59 ans et de 16 % pour celles âgées de 60 ans et plus.

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Facteurs alimentaires

Une étude française menée à partir de la cohorte NutriNet-Santé et parue dans le BMC Medecine s'est intéressée à l'impact de la consommation d'aliments ultra-transformés. Les résultats montrent que globalement il existerait une association entre la consommation d’aliments ultra-transformés et l’incidence des symptômes dépressifs.

Ainsi, une augmentation de 10 % de la consommation ce type d’aliments augmenterait le risque de développer des symptômes dépressifs de 21 %.

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