Sommaire

Un questionnaire ne doit jamais se substituer à un diagnostic du médecin.

Les tests ou questionnaires utilisés pour dépister la dépression ne doivent pas se substituer au diagnostic d'un médecin.

S'ils sont nombreux et critiquables, ces tests permettent néanmoins :

  • de dépister des patients dépressifs,
  • d'évaluer la gravité de leur état dépressif,
  • et de suivre l'évolution de la maladie.

Test de dépression : critères de diagnostic du DSM 4

5 symptômes ou davantage, dans la liste suivante, conduisent au diagnostic de la dépression, s'ils persistent plus de 2 semaines et sont présents tous les jours ou presque :

  • être d'humeur triste, dépressive, irritable, chez l'enfant et l'adolescent,
  • présenter une diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir manifesté pour quasiment toute activité, en particulier les loisirs préférés de la personne,
  • présenter une perte ou un gain de poids brutal en l'absence de régime, associé à une perte ou une augmentation de l'appétit,
  • avoir des insomnies ou au contraire faire de l'hypersomnie (trop dormir),
  • agir de manière ralentie ou être agité,
  • avoir un sentiment de dévalorisation de soi ou de culpabilité excessive,
  • présenter une diminution sensible des facultés de concentration, être dans l'indécision en permanence,
  • avoir des pensées morbides, des envies de suicide de manière récurrente (avec ou sans plan pour mettre fin à ses jours, avec ou sans tentative de suicide).

Test de dépression : critères de diagnostic de la CIM

La deuxième grille d'analyse la plus utilisée est tirée de la Classification internationale des maladies (CIM) de l'OMS. Elle comprend :

  • Trois critères majeurs :
    • humeur dépressive ;
    • perte d'intérêt ou de plaisir ;
    • fatigue ou perte d'énergie.
  • Sept critères mineurs :
    • inappétence et/ou perte de poids ;
    • troubles du sommeil ;
    • baisse de l'estime et de la confiance en soi ;
    • attitude morose, pessimiste face à l'avenir ;
    • sentiment de culpabilité/dévalorisation ;
    • baisse de la concentration/attention ;
    • idées suicidaires.

Les symptômes doivent être présents depuis au moins deux semaines pour s’appliquer. 

On évalue ensuite le degré de sévérité en fonction du score obtenu :

  • léger à partir de deux critères majeurs et deux mineurs ;
  • moyen à partir de deux critères majeurs et trois ou quatre mineurs ;
  • sévère avec trois critères majeurs et quatre ou cinq mineurs et des idées suicidaires.

Test dépression : tristesse normale ou pathologique ?

Comment distinguer la tristesse normale, issue d'un deuil, de la perte de l'être aimé ou des aléas de l'existence, de la tristesse du déprimé ?

L'intensité de la tristesse dépend de nombreux paramètres qui modèrent son intensité :

  • le type d'événement vécu déclencheur,
  • la sensibilité individuelle,
  • l'entourage affectif et social, etc.

Une tristesse normale peut être intense en demeurant adaptée aux circonstances de la vie (lors d'un deuil par exemple).

La tristesse est pathologique lorsqu'elle reste élevée quels que soient les événements et qu'elle fait souffrir simultanément et sur une longue période de signes multiples.

La personne déprimée ressent une tristesse plus profonde que ce qu'elle n'a jamais ressenti dans des circonstances similaires au cours de sa vie.

Test de dépression : un exemple

Ce questionnaire comporte des séries de propositions :

  • pour chacune d'elles, choisissez celle qui correspond le mieux à votre état,
  • si dans une même série, plusieurs propositions paraissent convenir, entourez-les.

Contenu du test de dépression à remplir

A

  • Je ne suis pas triste.
  • Je me sens triste, j'ai le cafard.
  • Je suis tout le temps triste et cafardeux, j'ai l'impression de ne pas m'en sortir.
  • Je ne peux plus supporter d'être aussi malheureux et triste.

B

  • Je ne suis pas pessimiste quant à l'avenir.
  • Je me sens découragé au sujet de l'avenir.
  • Je n'ai aucune raison d'espérer en l'avenir.
  • Je n'ai aucun espoir.

C

  • Je n'ai pas de sentiment d'échec.
  • J'ai l'impression d'échouer davantage que les autres.
  • Ma vie passée n'est qu'une série d'échecs.
  • Toute ma vie personnelle (familiale, amicale, professionnelle) est un échec.

D

  • Je ne suis pas insatisfait.
  • Je ne sais pas profiter de la vie.
  • Rien ne m'apporte de satisfaction.
  • Je suis mécontent de tout.

E

  • Je ne me sens pas coupable.
  • Je me sens indigne très souvent.
  • Je me sens coupable.
  • J'ai l'impression que je ne vaux rien.

F

  • Je ne suis pas déçu par moi-même.
  • Je suis déçu par moi-même.
  • Je me dégoûte.
  • J'éprouve de la haine pour moi-même.

G

  • Je ne pense pas à me faire du mal.
  • Je pense que la mort me libérerait.
  • Je sais comment me suicider.
  • Si je le pouvais, je me tuerais.

H

  • Les autres m'intéressent.
  • Les autres m'intéressent moins qu'avant.
  • J'ai perdu tout intérêt pour les autres.
  • Les autres m'indiffèrent totalement.

I

  • Je n'ai pas de problème pour prendre des décisions.
  • J'évite d'avoir à prendre des décisions.
  • J'ai du mal à prendre des décisions.
  • Je suis incapable de prendre la moindre décision.

J

  • Je ne me sens pas particulièrement fatigué.
  • Je me sens beaucoup plus fatigué que d'habitude.
  • Tout me fatigue.
  • Je suis incapable d'effectuer le moindre travail.

K

  • Mon appétit est toujours aussi bon.
  • J'ai moins d'appétit que d'ordinaire.
  • J'ai beaucoup moins d'appétit que d'ordinaire.
  • Je n'ai plus d'appétit.

Interprétez le test de dépression

Gardez le score le plus élevé (si vous avez rempli plusieurs choix par thème).

Additionnez les scores de chaque item :

  • si votre score se situe entre 4 et 7, vous souffrez d'une dépression légère ou d'un coup de déprime passager,
  • si votre score se situe entre 8 et 15, la dépression est modérée,
  • au-delà de 15, il s'agit d'une dépression sévère.

Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin traitant.

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