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Il existe différents types de traitement pour dépression, mais le principal est l'antidépresseur, souvent prescrit pour guérir de la dépression. L'antidépresseur peut en revanche entraîner des effets secondaires et l'arrêt de l'antidépresseur peut nécessiter un sevrage.

Traitement dépression : la révolution de la psychiatrie

Les médicaments antidépresseurs ont été inventés en 1957 par le psychiatre suisse Roland Kuhn. La découverte du premier traitement de la « folie » avec le Largactil par Henri Laborit en 1952, puis du premier antidépresseur avec un dérivé de la même molécule en 1957, a entraîné une véritable révolution de la psychiatrie.

Jusque-là, les troubles psychiatriques étaient totalement dépourvus de traitements pharmacologiques.

L'antidépresseur : traitement biologique de la dépression

Les antidépresseurs sont des traitements biologiques de la dépression, car ils agissent sur des neurotransmetteurs (dopamine, adrénaline, sérotonine). On parle de psychotropes pour désigner cette famille de médicaments.

Les psychotropes englobent :

  • les neuroleptiques ;
  • les anxiolytiques ;
  • les anticonvulsivants ;
  • ou les somnifères.

Des études ont également montré l'efficacité de l'eskétamine (administrée par pulvérisations intranasales une fois par semaine ou deux fois par mois) dans le traitement des épisodes dépressifs résistants. Ce médicament a réduit de 51 % le risque de rechute pour les patients en rémission et a permis la stabilisation de 70 % des personnes anciennement dépressives. Il est prévu que l'eskétamine fasse son entrée sur le marché au cours des prochaines années.

D'autres types de traitement de la dépression

Les antidépresseurs sont souvent complétés par :

  • des traitements de médecine douce, tels que l'antidépresseur naturel, l'homéopathie, l'acupuncture, la luminothérapie ou une alimentation adaptée ;
  • des thérapies spécifiques : thérapies comportementales et cognitives, familiales, l'hypnose, etc. ;
  • le botox (l'injection de toxine botulinique dans la glabelle réduit les symptômes de la dépression car, en modifiant l'expression du visage de quelqu'un, on peut réduire ses aspects négatifs et améliorer le bien-être) ;
  • la cure de sommeil ;
  • des séjours à l'hôpital, etc.

Dans la mesure où les antidépresseurs n’offrent pas d’intérêt thérapeutique évident chez les enfants et les adolescents, la prise en charge de leur dépression doit être essentiellement psychothérapeutique. Après un à deux mois de psychothérapie sans évolution, le traitement par antidépresseurs peut être envisagé mais toujours en association avec une psychothérapie.

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Anti-inflammatoires : une approche inédite dans le traitement de la dépression

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent également se révéler intéressants, dans la mesure où ils améliorent les pathologies chroniques associées à la dépression, ce qui a un retentissement positif sur les symptômes dépressifs proprement dits.

Par ailleurs, en cas de dépression aiguë, les cytokines pro-inflammatoires sont fréquemment augmentées, d'où l'idée en cours d'étude d'essayer d'utiliser des inhibiteurs de cytokines (dont des anticorps monoclonaux) pour traiter la dépression.